Archives de Catégorie: Au jour le jour

Itinéraire bis

Si vous aimez bien me lire, ou si vous voulez juste avoir des impressions sur le Festival d’été de Québec, vous pouvez aller voir par-là (site pensé-conçu-alimenté par des ex-lannionnais, ça ne peut être que bon) :

– La Déviation –

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Elle m’a dit d’aller siffler là-haut sur la colline (zai zai zai zai)

Je l’ai déjà dit et montré, le Québec est propice aux comparaisons saisonnières de paysages. En voici un autre exemple, moins esthétique, mais qui illustre bien les changements hiver/été. En janvier 2012, lorsque je suis arrivée ici, j’ai directement été plongée dans un univers blanc et froid, aux trottoirs recouverts, aux tranchées glacées, et c’est parfois avec étonnement que j’ai découvert la réalité printanière des lieux.

Cette photo en est le meilleur exemple. Pendant trois mois, j’ai cru qu’il y avait une petite colline cachée sous la neige en face de ma résidence universitaire. Jusqu’à ce que la neige fonde, lentement, très lentement, et que ce monticule disparaisse… complètement. Ce tas, de plusieurs mètres de haut, de long et de large, est créé et alimenté chaque année par les allées et venues des chasse-neige sur le parking qui le jouxte.

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D’ailleurs il existe aussi de l’autre côté de la route, en moins impressionnant.

 

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Mais à la fonte des neiges, on découvre aussi des petites choses triviales, comme une piste cyclable. Cette photo me rappelle à quel point j’ai pu être étonnée en la découvrant la première fois, quand je pensais qu’il n’y avait que de la pelouse en-dessous. Comme quoi, il m’en faut peu.

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Enfin, outre la blague (« Vous ne passerez pas », réplique culte du Seigneur des Anneaux, parodiée ici par des étudiants parce qu’on n’a pas besoin de Gandalf à Laval, on a des flaques (que dis-je, des mares !) pour nous empêcher de passer entre deux bâtiments au printemps. Solution 1 : les bottes de pluie. Solution 2 : les gros détours.), je disais donc, outre la blague, je partage cette photo pour que vous puissiez vous rendre compte de la réalité d’une fin d’hiver à Québec.

DR. ULaval memes.

DR. ULaval memes.

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Bec et ongles. Mais surtout bec.

Piou piou, piiii-ouuuuuu, pip-pipipipi piou piou piou PIOUPIOUPIOU ! Bis. Ter.

Vous pensez que je deviens folle ?

2h15. Les oiseaux piaillent déjà dehors. Très très fort. Eh les gars, le soleil ne se lève que dans deux heures et demi !…Un peu de respect pour ceux qui se couchent.

Je vous avais dit que le soleil se levait vraiment plus tôt au Québec ?

Maintenant c’est fait.

(P.S. : ça c’était valable un jour, le lendemain mes amis volants se sont manifestés à 1h45. Normal.)

J’en profite pour vous présenter l’emblème aviaire du Québec, l’harfang des neiges.

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DR.

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Aux calendes grecques

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Frimaire, pour Novembre.

Cette année on peut dire que le Québec a fait sa petite révolution. Cela m’a inspiré un calendrier à la manière du calendrier révolutionnaire français (utilisé de 1792 à 1806). Ce décompte des mois québécois s’inspire de mon ressenti saison après saison, il n’est donc pas vraiment une référence universelle.

Pour les Québécois qui me suivent et qui ne connaîtraient pas notre beau calendrier républicain, il faut savoir que les mois portaient un nom en rapport avec la météo ou l’avancée des récoltes agricoles (brumaire, pluviôse, ventôse, fleuréal, germinal ou encore thermidor et fructidor).

Voici donc :

Janvier : Neigeôse

Février : Glaciôse

Mars : C’est-pas-demain-que-je-mettrai-ma-jupal

Avril : coucou-les-marmottal

Mai : Range-ta-tuqual

Juin : Orageaire

Juillet : Déshydrator

Août : Donnez-moi-de-l’airor (ces deux mois sont aussi surnommés « Donnez-moi un ventilator »)

Septembre : Belle-vidor

Octobre : Ressors-ta-tuquaire (rappel, tuque = bonnet)

Novembre : N’oublie-pas-tes-gants-quand-tu-attends-le-busôse

Décembre : Nez-rougeôse, aussi appelé Ca-pèlôse !

(Voilà le résultat quand je m’ennuie en attendant le bus :))

Parce qu’on en est pas à un près

Paradoxe n°12 : Quand je pense à la France, j’écoute du Céline Dion.

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Back dans les bacs

Vous n’y croyiez plus, et pourtant je reviens ! Mes excuses les plus plates (mais alors vraiment plates) pour cette absence que je n’avais pas prévue aussi longue. Famille dans la province, petit retour dans l’hexagone pour le mariage de ma soeur et flemme de m’y remettre au retour : voilà en gros mes excuses.

La mi-session d’automne est là, apportant avec elle son lot d’examens avant une petite semaine de vacances. Je serai donc brève entre deux révisions de russe et d’analyse politique de l’Asie du Sud-Est (en ce moment le journalisme est loin).

Je veux juste partager avec vous les magnifiques couleurs de l’automne – ou de l’été indien, appelez-ça comme vous voulez, que j’ai eu la chance de photographier. Aujourd’hui les feuilles qui s’accrochent encore aux branches sont brunes et racornies, le matin les voitures sont un peu gelées et on a aperçu nos premiers flocons… Sans compter qu’on a ressorti les tuques (bonnets), gants et autres écharpes.

Les photos ont été prises début octobre au Zoo de Granby, ville située entre Montréal et Sherbrooke, dans le sud-est de la province.

Merci à mes fidèles lectrices Célia et Cécile.

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Off

En plein entre-deux-fêtes, celle du Québec, le 24 juin, et celle du Canada, le 1er juillet, je reviens vite vous parler des particularités de ces deux journées. (Deux jours fériés à une semaine d’intervalle ? On aime ça.)

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You’re the one that I want

Mercredi, j’ai fait un petit retour dans les années 50.

Avec ma copine Gab’ j’ai découvert le cinéparc ! Le concept est simple,quand le soleil se couche tu viens avec ta petite voiture dans un grand terrain ouvert, tu te gares face à un immense écran blanc, tu branches ta radio sur la bonne fréquence FM, tu t’installes confortablement sous les couvertures, et tu profites d’un ou de deux films selon ta forme ! Effet Grease assuré (film qui est sorti sous le nom de Brillantine au Québec).

Mais avant que les derniers rayons du soleil aient disparu, il y a des petits rituels. On ne va pas passer des heures dans une voiture avec l’estomac vide ! Direction l’épicerie, point de convergence des jeunes pour se fournir en chips, bonbons et autres boissons sucrées. Certains choisissent aussi l’option « sur place », parce qu’à côté des toilettes du cinéparc, il y a quelques jeux d’arcade mais surtout une petite baraque où on peut trouver tout ce que la malbouffe a de meilleure, notamment des pogos (saucisses entourées de chapelure de pomme de terre enfilées sur des bâtons).

C’est très familial, puisqu’il y a un écran où les films projetés sont plus du type Madagascar 3. Du coup on croise des petits déjà en pyjama, qui font de la balançoire en attendant qu’il fasse assez sombre. Les gens ont d’ailleurs l’habitude de klaxonner pour signifier qu’il fait assez nuit, selon eux, pour que le film commence.

Je suis allée voir Prometheus, film bien nul, mais j’ai beaucoup aimé l’expérience sous les étoiles. Pas de voisin pour t’embêter, se levant pour faire pipi ou mangeant du popcorn aussi bruyamment que possible, mais surtout la possibilité de commenter à voix haute avec ta copine « t’as vu elle dit césarienne et pas avortement, ah ces américains ! »

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4 mars/19 mai

Le Québec est plutôt propice au jeu de l’avant après/avant. Je vais essayer d’en faire toute une série comme ça, en attendant le dernier stade, celui de l’été indien (dédicace à Joe Dassin). Ici la vue depuis la chute de Montmorency et au fond l’Ile d’Orléans.

J’en profite pour souligner mes quatre mois de Québéquie aujourd’hui. La France me paraît vraiment loin, et ce n’est pas pour me déplaire.

Mon(t)réal !

Fleurs, fleurs, fleurs, immeubles tordent-cous, hipsters, ratons-laveurs noctambules, bagels, 12 kilomètres à pied, english speaking, jardin botanique (gros coup de coeur), brunch, métro propre et calme, Mont-Royal, rue St-Denis, et toujours autant (sinon plus) d’écureuils… Montréal, c’est de la balle.

C’a a été plutôt dur de commencer son stage juste après un week-end aussi riche.

48 heures dans une ville c’est assez peu, mais largement assez pour en prendre le pouls. J’ai aimé ces pulsations là. Même sous la brume du premier jour, et même avec les automobilistes énervés.

Morceaux choisis pour ceux qui n’ont pas Facebook.

Si vous vous interrogez sur la présence de la photo avec les petites filles, je l’ai prise parce qu’elles avaient fait de la limonade et qu’elles la vendaient dans la rue pour se faire un peu de sous. Vraiment mignon, et cliché à 100%.