Deux petits degrés.

Hier, mes camarades du journal (j’en profite pour faire une grosse parenthèse boulot. Je fais partie du journal des étudiants en infocom, appelé L’Exemplaire, qui est un bel hebdomadaire de douze pages. J’y suis secrétaire de rédaction. On m’avait conseillé de prendre ce cours pour rencontrer des gens (des Québécois s’entend) et grand bien m’en a pris, parce que c’est une fine équipe de bosseurs/blagueurs et que ça me permet d’être imprégnée de l’actualité.)

Hier donc, tout le monde arrive en disant « ça sent le printemps ! ». Ok, je me suis aussi fait la réflexion qu’il faisait doux en venant, et comme je suis une aventurière je n’ai même pas mis mes gants, mais de là à dire que c’est le printemps, il y a une grosse marge. Vérification faite, il fait 2°C. Hmm.

L’après-midi même, je vois la météo (autre parenthèse, ici on ne dit pas JT mais TJ, pour téléjournal, c’est à 18h et la météo intervient en en plein milieu).

La présentatrice météo nous annonce donc que nous sommes « dans la normale des températures printanières » puisqu’il va continuer à faire 2°C pendant quelques jours. Je manque de m’étrangler avec mon thé. « Comment ça le printemps ? Le printemps c’est les fleurs qui bourgeonnent, le soleil qui commencer à réchauffer ton petit corps tout gris de l’hiver, les oiseaux dans le ciel…! » J’ai dû mal entendre.

Mais ce matin, rebelote. Mes camarades se plaignent carrément de la « chaleur » dehors ! Je capitule. Oui c’est vrai, j’ai mis mon bonnet juste pour le style, parce qu’en sortant j’ai bien senti que la température ne l’obligeait pas. Ok, il y a un peu plus de corbeaux que d’habitude sur le campus, et, plus significatif, là où la neige a fondu, on aperçoit parfois quelques brins d’herbe. Mais euh, je veux dire, on ne pas espérer un peu plus ?

Plus sérieusement, j’arrête de chialer (le râler d’ici) et je profite d’un bonheur exquis, celui de ne plus avoir le nez qui coule ! Je saisis aussi cette occasion pour remercier mon petit organisme qui s’est acclimaté très rapidement à l’environnement gelé du Québec, et qui me donne l’impression, à moi aussi je l’avoue, que dehors il fait chaud. Pourtant, il neigeotte.

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Une réflexion sur “Deux petits degrés.

  1. Hélène dit :

    Comme quoi on s’adapte à tout ! C’est comme en Bretagne, la canicule, c’est à partir de 25 °C 😉
    Dis-moi choupette, une lettre de France, ça arrive en combien de temps chez toi ? =D

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