Archives Mensuelles: février 2012

In Wonderland.

Je vous mets au défi de trouver où ces photos ont été prises. Une patinoire, une grande roue, un manège…. J’attends vos propositions !

Je vous avais gravement sous-estimé, (ou peut-être n’y a-t-il qu’à mes yeux que c’était fou), mais il s’agit bien d’un centre commercial, que l’on nomme ici centre d’achat. C’est quand même plutôt étonnant de voir des gens faire des montagnes russes en intérieur quand toi tu fais ton « magasinage » (les rails passent au-dessus de la tête). Ou même de voir des parents emmener leur mini-moi à un cours de hockey entre H&M et MacDo…

Les commentaires que j’ai reçu me donnent l’envie de rajouter une vidéo que j’adore. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un extrait de la série How I Met Your Mother. Les personnages de la série sont Américains, sauf une, Robin, qui est Canadienne. Son accent fait souvent l’objet de moqueries et on découvre un jour son secret : elle a été une pop-star au Canada dans son adolescence. Retour kitch dans les années 90, et paroles bien niaises !

 

 

C’est bien compris ?

Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire à votre avis ?

Marie et Mathilde se rapprochent, il y a l’idée de ne pas rester sur place. Mais à faire quoi ? Fumer, s’embrasser et uriner, c’est non. Cécile a trouvé, c’est MENDIER.

ERRATUM : Malgré ce qu’on m’avait dit et ce que j’avais trouvé sur internet, Marie-Claude, professeur de québécois vigilante, m’assure que ça ne veut pas dire mendier mais juste traîner sans but. Je fais donc mon mea-culpa à la langue québécoise, mais ça me permet de rebondir sur un point : au Canada, il est interdit de mendier dans la rue, et ça, c’est la loi qui me l’a dit.

Ferme les yeux

ou le Croque-Mitaine viendra te chercher !

Cette semaine, je me suis trouvée une professeure particulière de prononciation québécoise en la personne de Marie-Claude, une de mes camarades de l’Exemplaire. Mais après avoir tenté de répéter trente fois le mot « chaise » à leur façon, j’ai dû me rendre à l’évidence : je suis plutôt mauvaise élève. Je ne jette pas l’éponge néanmoins. Un jour je pourrais dire tout naturellement « pis toé là, assis-toi su’a chaise », je m’en fais la promesse !

Il faut savoir que si pour nous autres Français, c’est marrant d’imiter l’accent québécois, c’est au moins aussi drôle pour eux de parler « à la française ». Désolé les garçons, mais certains clichés ont la vie dure. Il paraîtrait que vous sonnez plutôt gays (on est d’accord que tous les homosexuels ne parlent pas de façon efféminée, mais ne polémiquons pas, vous comprenez l’idée). Du coup, quand ils imitent notre accent, les Québécois parlent assez aigu et du « début de la bouche » (eux ont tendance à chercher leurs sons plus dans la gorge). Leur formule ultime pour nous imiter ? « Du coup ». C’est une locution qu’ils n’utilisent pas du tout, mais le fait qu’ils la soulignent me (nous) fait prendre conscience qu’on l’emploie énormément ! Le plus tordant, c’est de les voir faire. Ils contractent la mâchoire d’une façon particulière et ils sont tout concentrés, comme bloqués. J’adore !

Pourquoi je parlais du Croque-Mitaine en début d’article ? Parce que j’ai appris qu’ici, la créature qui vient chercher les enfants qui veillent tard, est appelé « Bonhomme sept-heures ». La légende est un peu différente au Québec puisque le vagabond maléfique viendrait enlever les enfants qui jouent dehors après 19 heures. Par contre, peu importe le pays, la fin est la même : on ne revoit jamais les enfants. Tous les parents ont donc le même but, effrayer leur progéniture !

Photo : Caisses populaires acadiennes

Je connaissais déjà « boogey-man » en anglais, « coco » ou « el hombre del saco » en espagnol, voilà qui vient compléter ma collection. Si vous connaissez la légende dans d’autres langues, je suis preneuse.

Petit topo étymologique. Le terme de « bonhomme sept-heures » viendrait de la déformation de bone setter prononcé à la française. Le bone setter était le rebouteux, qu’ici on nomme ramancheur, c’est-à-dire l’homme qui remettait les os et les articulations démises en place. Lorsque dans une famille on faisait venir le « bone setter », souvent la personne traitée gémissait, grinçait des dents ou criait de douleur, ce qui faisait très peur aux enfants présents. Plus tard lorsque ceux-ci ne voulaient pas obéir, on les menaçait du « bone setter ». Merci Wikipédia et merci Marie-Claude !

Comme je le disais justement à la demoiselle, c’est ça que j’apprécie dans le fait de ne pas (trop) être une touriste ici. Je peux apprendre des choses plutôt inattendues, des éléments culturels que je n’aurai trouvé dans aucun guide. Et c’est ça que je cherchais.

Tagué ,

Deux petits degrés.

Hier, mes camarades du journal (j’en profite pour faire une grosse parenthèse boulot. Je fais partie du journal des étudiants en infocom, appelé L’Exemplaire, qui est un bel hebdomadaire de douze pages. J’y suis secrétaire de rédaction. On m’avait conseillé de prendre ce cours pour rencontrer des gens (des Québécois s’entend) et grand bien m’en a pris, parce que c’est une fine équipe de bosseurs/blagueurs et que ça me permet d’être imprégnée de l’actualité.)

Hier donc, tout le monde arrive en disant « ça sent le printemps ! ». Ok, je me suis aussi fait la réflexion qu’il faisait doux en venant, et comme je suis une aventurière je n’ai même pas mis mes gants, mais de là à dire que c’est le printemps, il y a une grosse marge. Vérification faite, il fait 2°C. Hmm.

L’après-midi même, je vois la météo (autre parenthèse, ici on ne dit pas JT mais TJ, pour téléjournal, c’est à 18h et la météo intervient en en plein milieu).

La présentatrice météo nous annonce donc que nous sommes « dans la normale des températures printanières » puisqu’il va continuer à faire 2°C pendant quelques jours. Je manque de m’étrangler avec mon thé. « Comment ça le printemps ? Le printemps c’est les fleurs qui bourgeonnent, le soleil qui commencer à réchauffer ton petit corps tout gris de l’hiver, les oiseaux dans le ciel…! » J’ai dû mal entendre.

Mais ce matin, rebelote. Mes camarades se plaignent carrément de la « chaleur » dehors ! Je capitule. Oui c’est vrai, j’ai mis mon bonnet juste pour le style, parce qu’en sortant j’ai bien senti que la température ne l’obligeait pas. Ok, il y a un peu plus de corbeaux que d’habitude sur le campus, et, plus significatif, là où la neige a fondu, on aperçoit parfois quelques brins d’herbe. Mais euh, je veux dire, on ne pas espérer un peu plus ?

Plus sérieusement, j’arrête de chialer (le râler d’ici) et je profite d’un bonheur exquis, celui de ne plus avoir le nez qui coule ! Je saisis aussi cette occasion pour remercier mon petit organisme qui s’est acclimaté très rapidement à l’environnement gelé du Québec, et qui me donne l’impression, à moi aussi je l’avoue, que dehors il fait chaud. Pourtant, il neigeotte.

Frozen.

Comment sait-on su que la température était en train de descendre vraiment très très bas ? Au-delà des doigts cadavériques, je dirai quand l’enregistreur audio commence à clignoter en affichant n’importe quoi à l’écran, quand l’objectif de l’appareil photo gèle, ou juste quand l’intérieur des vitres du bus se cristallisent en roulant.

Touriste !

Ca ne sera pas pour ce soir, mais promis, je vous raconte bientôt mon week-end, qui était juste parfait ! (note : cet article ressemblera probablement à un guide Lonely planet, Routard ou Petit futé, vu la multitude de « plans à touristes » que j’ai fait ;))

Bon. Je vais tenter de synthétiser.

Vendredi.  Nous avons été manger au Pub St.Patrick (nom tout à fait québécois vous en conviendrez). Autant dire que les hamburgers sont juste délicieux. Déjà, ils sont gros, sous-entendu, ils te rassasient. Ensuite, dedans on trouve un vrai steak épais, pas une semelle de chaussure. Je vous invite à y aller si par hasard, un jour vous vous retrouvez dans le Vieux-Québec. C’est un restaurant mais aussi un pub, et en fin de semaine, des groupes viennent chanter en live. Bref, c’est un coin sympa. Ont suivi des tentatives infructueuses d’aller au club de jazz St-Angèle ou aux Voûtes Napoléon, bar à chanson le plus connu (touristique ?) de la ville. Forcément, il était 22h, ce qui semble plutôt tardif pour les Québécois, et tout était bondé. Nous sommes donc allées dans un bar classique (avec cocktail cher et musique pas top).

Heureusement samedi on était toujours d’attaque, et on voulait vraiment aller aux Voûtes. On s’est d’abord rendues à la parade du Carnaval. Le Carnaval de Québec est le plus gros carnaval d’hiver d’Amérique du Nord, il dure trois semaines. La parade, c’est une parade classique, avec chars, danseurs, sons et lumières. Sauf que là, il fait -20°C, il fait nuit et les danseurs portent des doudounes sous leurs déguisements. C’était vraiment sympa, malgré quelques blancs entre les chars. Ca a commencé par un défilé de policiers, qui avaient l’air de plutôt se marrer et se la péter sur leurs motos. Ensuite on a eu du Travolta, des fleurs valseuses, des poissons, Pinocchio, des créatures indéterminées, des acrobates-nageurs sur trampoline… Un beau petit paquet coloré. Evidemment j’avais oublié de recharger mon appareil photo donc j’ai été obligée de prendre des photos avec mon iPod et de me geler les doigts. Ca a fini par le char de Bonhomme Carnaval, mascotte du carnaval depuis 50 ans, que l’on voit PARTOUT dans la ville. Comme toute mascotte qui se respecte, il a sa choré (« je touche mon pied avec ma main ») et sa chanson, magnifiquement interprétée par des marmots et très entêtante, à base de « Salut Bonhomme, salut Bonhommmmmmmme ! »

Revenons à nos moutons chantants. Comme on allait dans la même direction que les chars, on s’est mises à remonter les rues, et à remonter toute la parade par la même occasion puisqu’on allait plus vite. On a donc revu Travolta, re-dansé, re-chanté…

Et puis, après des minutes d’attente qui paraissent toujours plus longues lorsqu’elles sont passées dans le froid, on a enfin pu accéder aux Voûtes Napoléon !

A suivre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

R.I.P.

Un journal, c’est de l’actualité, mais c’est aussi parfois une rubrique nécrologique.

Quand une personne meurt au Québec, elle a la (mal)chance de voir sa tête affichée dans le journal. Du moins dans Le Soleil et dans Le Journal de Québec. Inexplicablement, on dirait que la photo publiée est toujours la pire qui ait été prise de son vivant. Du coup, ces pages supposées tristes sont juste un gros régal pour moi. Entre les personnes qui ont une partie du visage tordue (cf. photo), celles qui ont l’air d’avoir été surprises par la photo (bouche ouverte), celles qui sont surnaturelles à cause du détourage et du fond flouté, c’est chaque jour un vrai festival. Mais il y en a aussi de très professionnelles, qui ont l’air d’avoir été réalisées dans ce seul but, ce qui est, dans le fond, plutôt glauque.

Sinon, quand une femme meurt, on écrit « dame Machin ». Terme peu usité en France, mais qui donne un côté moyenâgeux que j’adore.

Repose en paix dame Germaine.

Pardon pour la qualité, pris de mon iPod.

Tagué

Qu’est-ce que c’est ?

Bien entendu je parle du truc noir, pas de l’ensemble de l’image. Pour aider ce qui hésitent entre un drap et de la neige, c’est la seconde option. J’ai pris cette photo à travers une vitre, donc c’est l’extérieur que vous voyez. C’est quelque chose d’enseveli.

Et la réponse ! J’ai mis du temps parce que j’attendais que ça fonde, et à ce jeu là, il faut plutôt être patient en Québéquie !

E.T.

Pour celles et ceux qui n’ont pas Facebook, une petite photo de bibi sous la neige.

Avec, à l'arrière, la résidence Parent, où j'habite.

Je mets volontairement bibi, puisque j’ai appris hier un petit truc marrant. L’un de mes camarades québécois a tiqué en voyant écrit « où est bibi ? » et m’a répondu « vaste question ». Après le petit blanc d’incompréhension mutuelle qui a suivi, il m’a expliqué que Bibi est ici connu pour être une marionnette d’extra-terrestre aux cheveux verts et avec un gros nez, issue de l’émission Bibi et Geneviève, qu’ils ont tous regardé enfant. Bibi est venu étudier la Terre, il vit chez Geneviève, qui est devenue son amie. Il se pose plein de questions sur les humains et Geneviève y répond. Bref, un programme pour enfants assez mignon.

Tagué , ,

Disparition

De nombreuses disparitions ont été constatées ces dernières semaines.