Archives Mensuelles: janvier 2012

What the water gave me (Florence & The Machine)

Le St-Laurent gelé, vu du Château Frontenac.

Gastrono-quoi ?

Gastronomie ! Après une semaine à Québec, il était temps que je mange vraiment québécois. Autrement dit, que je mange de la poutine ! La poutine est un mets particulièrement raffiné puisqu’il est composé de frites et de fromage en grain (chose blanche agglutinée qui fait schkouik-schkouik dans la bouche), le tout recouvert d’une sauce brunâtre, qui, vu le goût, doit être constituée d’au moins un peu de viande. Ça c’est pour la poutine de base, appelée la Vladimir dans le restaurant où je l’ai mangée… Il existe en fait des dizaines de poutines différentes, agrémentées de saucisses, steak, bacon, champignons, poivrons…

Avec Tiphaine et Jennifer qui m’accompagnaient, nous avons eu les yeux beaucoup plus gros que le ventre en choisissant la version « grande ». La serveuse nous avait mimé la taille du plat, mais si la circonférence correspondait, elle avait oublié de préciser la profondeur du contenant. Nous nous sommes donc retrouvées chacune avec une énorme coupe débordante de frites, à mi-chemin entre un bol et une bassine. Wow.

Bien évidemment, on boit de la bière avec !

Verdict n°1 : c’est bon. Verdict n°2 : c’est gras. Très vite, on s’est rendues compte qu’un estomac humain (féminin ?) ne pourrait pas en venir à bout en une fois. Comme on ne voulait pas gâcher, on a demandé à emporter le reste de nos poutines avec nous (ce qui se fait très bien avec tous types d’aliments ici). Le reste de la visite de Québec s’est donc fait avec des frites odorantes dans le sac et des estomacs pleins à craquer. Une belle fin d’après-midi somme toute (oui parce qu’ici on mange à 17h30).

POUTINE 1-HELOISE 0

ndlr : MacDonald’s, qui aime à se régionaliser, propose bien évidemment de la poutine dans ses menus au Québec !

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Pellicule

Grâce, ou à cause, de la loi 101 de 1977, qui est la charte de la langue française, l’usage exclusif du français dans l’affichage public et la publicité commerciale est imposé au Québec. Absolument tous les titres de films sont donc traduits, et c’est parfois plutôt moche.

Je vous propose donc un nouveau petit jeu, retrouver le titre sous lequel le film est sorti en France.

Cet article sera mis à jour en fonction de mes trouvailles. Certains sont très faciles, mais vous constaterez peut-être, vous aussi, que la traduction rompt le charme.

  • Un de mes préférés pour le moment : Danse Lascive (Dirty Dancing)
  • Amis modernes (Friends with Benefits, mais j’acceptais aussi Sex Friends)
  • Origine (Inception)
  • Coup interdit (Sucker Punch)
  • Lendemain de veille (Very Bad Trip)
  • Histoire de jouets (Toy Story)
  • Sang froid (Drive)
  • Film de peur (Scary Movie)
  • Mon fantôme d’amour (Ghost)
  • Décadence (Saw)
  • Fiction pulpeuse (Pulp Fiction)
  • Rock’n’Nonne (celui-ci est énorme !) (Sister Act)
  • Celui-là ne donne pas envie de le voir : Le Pouilleux Millionnaire
  • La Blonde de mon père
  • Ferrovipathes
  • Tuer Bill
  • Bételgeuse
  • Poulets en fuite
  • Folies de graduation
  • Génération X-trême (c’est horrible d’avoir traduit ça comme ça)
  • Marche ou crève

Dans la catégorie séries :

  • Beautés désespérées
  • Dre Grey, leçons d’anatomie

Note : je n’ai pas dit que ça devait nécessairement être compliqué, c’est avant tout un panorama de ce que je découvre.

A vos méninges !
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Amen

S’il est une chose dont on se rend très vite compte, c’est qu’ici, on jure sur la croix. D’ailleurs les jurons s’appellent les sacres. Pour ceux qui ne le savent pas, le tabernacle est un terme religieux. C’est le meuble qui abrite le vase contenant les hosties. En fait, notre bon vieux cliché français en prend un coup. Certes, on entend dans les conversations des tabarnak (la vraie prononciation), mais le mot qui revient TOUTE la journée, c’est calice. Le calice est le vase dans lequel on consacre le vin pour qu’il devienne le sang du Christ. Il sort à toutes les sauces, et la prononciation ressemble plutôt à quelque chose comme kaulice (dur dur de retranscrire les sons). Vient ensuite ostie, dérivé d’hostie, et qui s’accompagne pas mal de marde (le merde d’ici). Cela donne donc « ostie de marde », ou, comme entendu ce matin « ostie, on fout la maaaarrrde ». Enfin il y a crisse, dérivé de Christ, qui peut aussi devenir un verbe, « je m’en crisse » (je m’en fous), « décrisse d’ici » (dégage), ou un adverbe « c’est crissement bon », voire à peu près tout selon les besoins.

Remarque : pour nous c’est bizarre, mais ça équivaut bien notre « putain », voire « putain de merde » ou même « poutain la vache » que Flavio (étudiant brésilien dans ma promo l’an dernier) avait vite adopté.

Dernier sacre que j’ai entendu : ciboire. Si vous avez suivi le concept, c’est, là encore, un terme religieux (un peu synonyme de calice).

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Yann Arthus, si tu passes par là

Le Québec vu du ciel (je ne sais pas quelle ville ça peut être, si ça se trouve c’est même le Nouveau-Brunswick). Cours de géographie canadienne à venir prochainement.

Je vous laisse admirer la géométrie.

Montréal, by night.

En plein décollage.

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Une langue, des mots.

Premier article de ma série quizz « Parlez-vous français ? »(oui, j’ai décidé de vous faire jouer). Je vous demande de ne pas tricher avec Google. Je vais vous soumette un mot ou une expression entendue ici (source majoritaire, Jean-Seb et ses amis), à vous de m’en donner la signification, par commentaire, sur facebook… Je vous mettrais la réponse pas trop longtemps après.

On commence par les bobettes. Je peux vous donner le contexte dans lequel j’ai entendu ce mot, mais ça ne va pas vous aider du tout : c’était en regardant le premier prime-time de la Star Académie (et oui, ici on l’écrit -ie, français correct oblige). Plus précisément, lors du portrait de l’un des candidats.

Etonnez-moi !

note pour Céline : je ne peux pas vous mettre de phrase exacte, parce que le mot n’a pas été prononcé. Je vous donne un indice : le ou la candidat(e) a fait de la pub pour ces choses.

Indice : quelqu’un m’a donné une réponse qui s’en rapproche. Ca se porte.

La réponse, en photo ! © mesbobettes.ca

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Si l’envie vous prenait de m’écrire (dans le sens France-Canada, ça va vite), je vous donnerai avec plaisir mon adresse par mail. Je l’ai retirée d’ici parce que ce n’est pas très sérieux de laisser traîner son adresse n’importe où.

Pour me contacter

Nouveau monde

Je m’excuse à l’avance pour ce premier article qui sera brouillon, j’ai trop d’idées  à la fois et plus beaucoup de batterie. Commençons par le commencement. Pour ceux qui auraient un doute, j’habite à Québec. Il y a 6 heures de décalage horaire entre ici et Paris, 6 heures de moins. Ici on paye en dollars canadiens, qui valent peu ou prou les dollars US. Ici la religion c’est le hockey.

Je suis arrivée à la résidence Alphonse-Marie-Parent à 20 heures, heure locale (deux heures du matin en France) samedi soir, après que le chauffeur de taxi m’ait lancé un énigmatique « lâche pas ! » en partant. Je pense que ça va avec la philosophie « ne jamais abandonner » que l’on retrouve sur les affiches dans les bureaux. (Je rajoute ça maintenant que j’y suis depuis une semaine, en fait, ils le disent tout le temps, c’est l’encouragement par excellence.)

Le campus compte 4 résidences, la mienne est composée de 5 ailes, comprenant chacune 10 étages. C’est sûr Lannion est bien loin ! J’ai été accueillie par Jean-Sébastien, crème de québécois, qui a étudié à Lannion en 2007-2008 et connaît plein de monde vu qu’il travaille pour la résidence.

En plein décalage, je me suis réveillée à 5 heures le premier matin. C’est depuis chaque jour un peu mieux. Un de mes professeurs français m’a expliqué qu’il fallait compter un jour par heure de décalage pour s’habituer. J’espère donc être complètement acclimatée au bout de six jours.

Depuis mon arrivée, je fais beaucoup d’aller-retours entre les différents pavillons du campus, pour m’inscrire à l’université, au département, rencontrer les professeurs et négocier ma présence en cours malgré mon retard. Le système administratif est aussi laborieux qu’en France, tout est donc très long. A chaque fois, il faut prendre un numéro et patienter, patienter, patienter. Je suis aussi très officiellement inscrite à la RAMQ (régie d’assurance maladie du Québec) depuis aujourd’hui, ce qui me donne droit à l’assurance-médicament et l’assurance-hôpital gratuite. Je n’aurai rien à débourser de l’année en cas de pépin, grâce à l’accord de réciprocité France-Canada. Le seul hic : j’en dépends même si je rentre en France.

Parlons du temps. Idée reçue numéro 1 : il ne fait pas du tout -40°C (en tout cas pour le moment). A mon arrivée il faisait -15°C (seuil à partir duquel les poils de narines gèlent quand tu respires), la nuit suivante -22°C. Les amplitudes de température sont assez impressionnantes. Hier mardi on était dans le positif, il a plu, mais tout de suite après il a fait très froid, donc tout est verglacé. Sympa les kilomètres de patinoire ! ndlr : je ne suis pas encore tombée.

Pour éviter les trottoirs gelés où je marche à tout petits pas et très lentement, je me suis donc décidée à emprunter les tunnels souterrains. Ah, quel grand moment ! Les tunnels relient tous les pavillons les uns aux autres, mais en faisant de gros détours. C’est donc un peu le traquenard puisqu’il faut par exemple un quart d’heure pour aller d’un point A à un point B sous terre quand cela aurait pris cinq minutes à la surface. Les tunnels ont tout de même un énorme avantage, on peut les emprunter en t-shirt et en ballerines. Il est possible de ne pas du tout aller dehors si on le veut. ndlr : cela n’empêche pas les filles d’ici de porter des mini-jupes à l’extérieur. On m’avait conseillé (merci Pauline et Léa) de ne pas prendre de trop gros pulls, et effectivement, si on a de bonnes chaussures, un bon manteau, des gants et un bonnet, c’est amplement suffisant. Je prends en tout cas beaucoup de temps à tout mettre, et tout enlever une fois le seuil des « bâtisses » passé.

Je m’arrête là pour un premier bout de Québec. Pardon toutes ces infos écrites en vrac ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires, ça me fera plaisir de vous lire. Pour l’instant je n’arrive pas à mettre de photos, ma connexion est un peu lente pour les charger.